vendredi 6 avril 2012

7e livre challenge ABC... Une Vie Française


Une Vie Française, Jean-Paul Dubois



L'histoire
Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne. Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène.

Mon impression
J'ai aimé .... bof
Ce livre m'a beaucoup troublé.

!Attention spoiler!
Je pense pouvoir découper ce roman en trois parties :
- les frasques de Paul Blick à travers l'adolescence et la vie de jeune adulte : du sexe du sexe et encore du sexe (j'avais honte dans le train lorsque ma voisine regardait mes lectures au dessus de mon épaule c'est dire...),
- la vie adulte de Paul Blick partie 1 : son travail, sa famille et bien sur du sexe, puisqu'il semble que l'auteur ne sache pas faire sans,
- la vie adulte de Paul Blick partie 2 : la tragédie poussée à son paroxysme!

Bon vous l'aurez compris, le sexe tient une place assez importante dans ce roman : au risque de passer pour une jeune fille prude, j'ai trouvé que cette place était bien trop importante et n'apportait absolument rien à l'histoire.
La dernière partie du livre est quant à elle franchement déprimante : accident mortel de sa femme, énormes problèmes financiers, fin de vie de sa mère, grave maladie de sa fille... Bref tout y est.
Je ne peux m'empêcher de penser (et d'espérer surtout!) que ce roman n'a rien d'une "vie française classique". Si je me trompe, que Dieu nous vienne en aide (façon de parler) parce que ce n'est pas franchement réjouissant...

dimanche 11 mars 2012

Penser l'adoption - éthique et philosophie morale


Penser l'adoption,Bruneau Perreau


Le sujet (éditeur)
Adopter un enfant abandonné, c’est poser la question du rôle de la famille, de l’éducation et de la responsabilité pour autrui. Adopter un enfant né sous X, c’est admettre que le corps ne fait pas destin et résister à la biologisation promue par les lois sur la bioéthique qui interdisent les mères-porteuses et limitent la procréation médicalement assistée aux couples hétérosexuels non fertiles. Adopter un enfant à l’étranger, c’est contribuer à définir les règles d’acquisition de la nationalité. Adopter un enfant en tant que célibataire, en tant que femme ménopausée ou en tant que couple homosexuel, c’est affirmer que la sexualité n’est pas tributaire de la reproduction.

Bruno Perreau plaide pour une vision plus ouverte, plus démocratique, des liens communautaires afin non seulement de reconnaître le pluralisme des modes de vie mais aussi de laisser libre court à leur créativité.

Mon impression
Je n'ai pas accroché
Je remercie tout d'abord Babelio pour son évènement Masse Critique, et l'éditeur Presse Universitaire de France pour son livre « Penser l'adoption : Ethique et philosophie morale ».
Ce livre est écrit par Bruno Perreau, dans la continuité d'une thèse réalisée à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Je suis vraiment désolée de commencer ainsi, mais je suis dans l'obligation d'être honnête : j'ai eu un mal fou à aller au bout de ce livre, pourtant pas très épais.
Le sujet m'intéresse pourtant beaucoup, et j'ai pars ailleurs entendu Mr Perreau dans l'émission « La Tête au Carré » au mois de janvier qui y avait fait une excellente émission en vulgarisant parfaitement son sujet et ses propos.
Je m'attendais donc à recevoir un livre facile à lire, et accessible à tous.
Bref, une belle vulgarisation sur un sujet somme toute assez complexe.
Malheureusement, j'ai eu l'impression de me retrouver avec un livre auquel je n'ai pas compris grand-chose (et ce n'est pas faute d'avoir essayé !).
Tout d'abord, je n'ai pas trouvé qu'il s'agissait d'une véritable réflexion sur le processus d'adoption d'aujourd'hui.
Il m'a semblé qu'il faisait un historique sur une grosse majorité du livre (l'histoire de l'adoption dans un 1er temps, de l'évolution des définitions de certains termes dans un 2nd temps, …) sans véritablement apporter de réflexion sur le sujet.
Il me faut préciser que cette impression que j'ai eu vient peut être du fait que j'ai eu beaucoup de mal à suivre l'auteur.
Je n'ai pas prétention à avoir la science infuse et à pouvoir tout comprendre immédiatement mais il me semble ici que ce livre n'est pas destiné au plus grand nombre, ou en tout cas aux non spécialistes du domaine comme moi. Je pense que ce livre s'adresse aux sociologues, et spécialistes du domaine exclusivement.
Un petit exemple vaut mieux que de longues paroles (page 109):
« La plupart des fonctionnaires permanents (note de moi-même : on parle ici des fonctionnaires qui travaillent dans les services d'adoption) se pensent riches de savoir-faire, donc légitimes, mais démunis face au faire-savoir des « experts » psychiatres et psychologues , des élus, voire des représentants des principales associations très présents sur la scène médiatique. Ils vivent une homologie structurale entre leur relatif déclassement et les milieux difficiles auxquels ils sont confrontés dans leurs pratiques ou l'ont été lors de leur formation. Cette homologie structurale ne s'exerce pas, pour autant, de façon uniforme : les professions les plus mobiles (celles qui s'appuient sur une légitimité extérieure au champ) échappent largement à cette autodépréciation. En d'autres termes, la centralité institutionnelle parmi les personnels ASE recouvre une certaine marginalité dans l'espace des rapports de savoir administratifs ».
Lorsque je suis tombée sur des phrases pareilles (l'exemple est relativement avancé dans le livre mais ce genre de phrases commence très tôt), au début je me suis accrochée : qu'a-t-il bien pu vouloir dire ?
Mais au bout de pages et de pages comme cela j'ai tout simplement laissé tomber.
J'ai lu les parties que je comprenais sans trop de difficultés (un historique pur et simple, telle loi passée en 19.., puis tel décret, puis telle jurisprudence, etc.) mais qui ne sont pas franchement passionnantes, et les parties qui sont finalement peut être plus intéressantes, je pense ne pas les avoir comprises.
Pour résumer, j'ai trouvé que ce livre ne s'adressait absolument pas à monsieur tout le monde.
Je suis désolée de ce jugement assez dur, je m'attendais vraiment à trouver un livre à la portée de tous et qui fasse réfléchir le plus grand nombre sur le processus d'adoption aujourd'hui pour faire bouger les choses.
Il me semble que l'auteur a beaucoup de choses à dire sur le sujet et que c'était un petit peu le but de cet ouvrage (d'après ce que j'ai pu en entendre à la radio), mais en ce qui me concerne, la mission a échoué...

dimanche 4 mars 2012

Miss Charity

Miss Charity, Marie Aude Murail



L'histoire (éditeur)
Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l'église, à la rigueur. Les adultes qui l'entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d'ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l'espoir qu'un jour quelque chose va lui arriver...

Mon impression
J'ai aimé .... pas vraiment
J'ai trouvé ce livre très très enfantin.
Je l'ai emprunté au rayon adolescent : ceci explique cela...
J'ai adoré et dévoré toute mon adolescence les livres de Marie Aude Murail.
J'ai vu sur Babelio que Miss Charity était un des livres les mieux notés.
Je me suis donc lancée.
Le livre est très beau, de très jolies aquarelles accompagnent le texte tout au long du livre.
Mais je pense que j'aurais du laisser ce livre au rayon ado : l'histoire est vraiment trop simpliste à mon goût, et l'intrigue est tellement prévisible!
Bref, je pense que cela aurait pu être un de mes grands coups de cœur à l'âge de 12 ans mais là passé 20 ans, c'est un peu trop enfantin pour moi!

mardi 21 février 2012

Un brillant avenir

Un brillant avenir, Catherine Cusset


L'histoire (éditeur)
Elena, une jeune Roumaine née en Bessarabie et ballottée par l'Histoire, rencontre à un bal en 1958 un homme dont elle tombe passionnément amoureuse. Il est juif, et ses parents s'opposent au mariage. Elena finit par épouser Jacob et par réaliser son rêve : quitter la Roumanie communiste et antisémite de Ceausescu. Émigrer aux États-Unis. Elle devient américaine, et se fait appeler Helen. Elle a rompu avec le passé, mais l'avenir n'est plus un rêve. Helen est maintenant confrontée à une réalité qui lui échappe : la maladie et la dépression de son mari ; l'indépendance de ce fils à qui elle a tout sacrifié, et qui épouse une Française malgré l'opposition de ses parents. Cette jeune femme égoïste, arrogante, imbue d'un sentiment de supériorité presque national, Helen ne l'aime pas. Cette belle-mère dont le silence recèle une hostilité croissante, Marie en a peur. Pourtant, entre ces deux femmes que tout oppose – leur origine, leurs valeurs et leur attachement au même homme –, quelque chose grandit qui ressemble à de l'amour.

Mon impression
J'ai aimé .... assez

samedi 18 février 2012

Les Petits Secrets d'Emma

Les Petits Secrets d'Emma, Sophie Kinsella



L'histoire
Emma est une jeune Londonienne qui travaille en tant qu'assistante marketing depuis près d'un an dans une entreprise de vente de boissons au Cola.
Lors du vol retour de son 1er voyage d'affaire, l'avion se retrouve en zones de turbulence et elle croit mourir... Elle va donc déballer à son voisin tous ses petits secrets.
Le fait est que quelques jours plus tard, en retournant au travail, le grand manitou de son entreprise visite la filiale de Londres où elle travaille. Et ce grand manitou n'est autre que ... son voisin d'avion au courant de tous ses secrets...
Mon impression
J'ai aimé .... un peu
C'est mon 1er livre "Chick-Lit" depuis de nombreuses années.
J'avais déjà lu "The Devil wears Prada" mais je n'avais pas accroché au style.
Un troc de livre m'a été proposé et il m'a fallu choisir un livre dans une liste de livres qui m'était totalement inconnue. J'ai donc décidé de prendre "Confessions d'une Accro du Shopping", et je me suis dit, avec tous les livres que je lis en ce moment, ça me ferait du bien de changer un peu de style et de passer à quelque chose de plus léger pour un temps.
En attendant mon livre troqué, direction la bibliothèque, et je tombe sur celui-ci. Babelio est mon ami (que dis-je, ma bible!), il n'est pas trop mal noté (généralement je ne lis rien en dessous de 4/5).
Je l'ai lu en moins de 24h, c'est dire si ça se lit bien!!!
J'ai eu une sensation de vitesse que je n'avais jamais ressentie en lisant un livre, l'auteur arrive parfaitement à nous faire rentrer dans le personnage.
Bon l'intrigue ne casse pas trois pattes à un canard (j'aime cette expression) mais ça se lit bien. Je me doutais de la fin dès les 1eres pages, mais j'ai vraiment eu plaisir à suivre les tribulations d'Emma.
Bon bref, c'est un petit livre sympathique, qui se lit bien et qui permet vraiment de se vider l'esprit.
A renouveler de temps à autres...

lundi 13 février 2012

Le Pingouin

Le Pingouin de Andreï Kourkov


L'histoire
Victor est un écrivain vivant à Kiev, avec son pingouin dépressif Micha.
C'est en cherchant du travail qu'il laisse par hasard un CV à un grand journal de Kiev. A sont grand étonnement, il est recontacté quelques jours plus tard pour un entretien. On lui propose la rédaction des rubriques nécrologiques du journal : les "petites croix".
Il a pour mission de rédiger avant leur mort, des petits articles biographiques de personnes à responsabilité dans le monde industriel, politique, médiatique, etc (travail plus alimentaire que lucratif).
Victor trouve cet emploi bien peu gratifiant, puisqu'il ne signe pas ses articles. De plus, les "petites croix" ne sont pas particulièrement âgées, pas de raison donc de mourir rapidement.
Mais un jour, ces "petites croix" se mettent à mourir les unes après les autres...

Mon impression
J'ai aimé .... un peu
C'est un livre à replacer dans un contexte géopolitique bien précis, il ne faut pas le lire au 1er degré.
Victor est de mon point de vue quelqu'un de très mou qui ne réalise de toute évidence pas du tout ce qui se passe autour de lui. 
Ses "petites croix" se mettent toutes à mourir mais non, aucun problème ce doit être normal.
Un de ses amis lui laisse sa fille chez lui avec une grosse liasse de billets mais non, aucun problème, il reviendra la chercher!!!
Bref! C'est le côté de ce livre que j'ai trouvé un peu agaçant. On a envie de secouer Victor et de lui dire "mais réveille toi!!".
Mais ce livre est malgré tout sympathique. Il se lit très vite!! L'histoire est intéressante et même si Victor ne semble pas intéressé par ce qui se trame, nous on a envie de savoir et on dévore les pages pour savoir ce qu'il en est!!

lundi 6 février 2012

5e livre challenge ABC... Martin Eden

5ème livre lu de ce challenge ABC ...
Martin Eden de Jack London


L'histoire
C'est l'histoire (autobiographique?) de Martin, jeune homme issu de la classe ouvrière.
Un soir en sortant d'un bar, il aide un jeune homme qu'il ne connait pas à se sortir d'une bagarre. Celui-ci lui en est reconnaissant et décide de l'inviter chez lui pour rencontrer sa famille (c'est à mon sens plus pour l'exhiber en tant que "sauvage" auprès de sa famille issue de la bourgeoisie que par reconnaissance...). C'est alors que Martin rencontre la sœur de ce jeune homme, Ruth. Il en tombe immédiatement amoureux.
Cette jeune fille, étudiante en lettres est très attirée par lui et décide de l'aider à se cultiver (là encore c'est mon interprétation, mais j'ai ressenti ça comme étant pour elle un acte de bienfaisance envers ce jeune homme inculte).
Il va donc se cultiver à l'aide de Ruth, et de la bibliothèque. Martin est décrit comme quelqu'un de très intelligent, bien supérieur à la moyenne. Il apprend les choses à une vitesse fulgurante.
Il décide ensuite de se lancer dans l'écriture, estimant que les articles, poèmes, romans qu'il dévore à la bibliothèque sont de bien piètre qualité et qu'il peut faire bien mieux...
La très grosse partie du livre tourne donc autour de de Martin et de sa prose, ainsi que de l'histoire d'amour entre lui et Ruth.

Mon impression
J'ai aimé .... beaucoup
Le livre fait énormément réfléchir sur les concepts d'intelligence, de culture, d'éducation,...
Martin en s'éduquant découvre que la classe bourgeoise, bien qu'éduquée n'en est pas plus intelligente et cultivée. 
Lui, issu d'une classe ouvrière et sans éducation se considère très rapidement comme bien plus intelligent puis au fur et à mesure de ses lectures, bien plus cultivé et pouvant montrer des raisonnement que la majorité de cette classe bourgeoise ne saurait suivre.
C'est la grande force de ce livre, il fait réfléchir à tous ces concepts.
Il est par ailleurs très bien écrit.
Un point négatif cependant : j'ai trouvé la seconde partie de ce livre très longue... L'histoire n'avance pas, on suit le raisonnement de Martin qui est le même sur une bonne centaine de pages mais décliné avec des termes différents.