dimanche 8 janvier 2017

Un homme presque parfait

Richard Russo



Mon avis

J'ai aimé... beaucoup

Contrairement au synopsis du livre, Sully n'est pas un homme malchanceux! C'est un pauvre mec, qui n'a jamais fait beaucoup d'efforts pour quoique ce soit, et qui manque de bon sens dans de très nombreuses situations.
Un homme quoi!!
Richard Russo nous plonge une fois de plus au centre d'une petite ville des Etats Unis, sans grande histoire, sans beaucoup de rebondissements, où l'on suit un personnage normal, voire moyen, mais tout ce qu'il y a de plus humain avec ses qualités et ses défauts dans ce qui sera un tournant de sa vie.
Et pourtant... j'adore!
J'adore ce livre comme j'avais déjà adoré le roman "Le déclin de l'empire Whiting" pour lequel Russo a reçu le prix Pullitzer. L'auteur a le don de nous emmener au cœur des Etats Unis, dans une critique de l'Amérique moyenne, à la façon de Jonathan Franzen dans Les Corrections.
J'ai très hâte de lire son dernier roman pas encore sorti en France "Everybody's fool, a novel" qui reprend les personnages de "Un homme presque parfait", ainsi que son autre livre "Un rôle qui me convient" qui à priori est un de ses meilleurs.
RIchard Russo rentre définitivement dans mes auteurs américains favoris au côté de Franzen notamment.

Bridget Jones Baby le journal

Helen Fielding



Le sujet

Bridget est ENFIN de retour, cette fois Mark n'est plus mort (alleluia!!!), et elle est enceinte...
Petit roman autour de la découverte de sa grossesse (qui prendra un peu de temps), puis de la tentative de détermination du père (qui de Mark Darcy ou de Daniel Cliver?) et du déroulement de sa grossesse.

Mon avis

J'ai aimé... assez

Je suis une fan de Bridget depuis mon adolescence, et j'avais donc pré-commandé ce livre en VO afin de le lire dès sa sortie, car la sortie française était trop tardive, je ne pouvais pas attendre!!
Contrairement au livre précédent que je n'avais pas du tout apprécié (pauvre Mark, je ne m'en suis pas encore remise!), celui-ci m'a mis en joie. Lu en l'espace d'une journée sur un aller-retour Lyon-Marseille (avec quelques siestes au milieu, c'est dire si le livre est court...), je n'ai pas beaucoup rigolé mais beaucoup souri. Bridget est égale à elle même, de même que Daniel et Mark.
Je recommande ce petit livre aux fans de Bridget tels que moi.
J'ai également vu le film, qui prend de nombreuses libertés par rapport au livre, et je l'ai également trouvé très plaisant.

Le ravissement des innoncents

Taiye Selasi



Le sujet (éditeur)

C’est l’histoire d’une famille, des ruptures et déchirements qui se produisent en son sein, et des efforts déployés par chacun pour œuvrer à la réconciliation. En une soirée, la vie de la famille Sai s’écroule : Kweku, le père, un chirurgien ghanéen très respecté aux États-Unis, subit une injustice professionnelle criante. Ne pouvant assumer cette humiliation, il abandonne Folá et leurs quatre enfants. Jusqu’à l'irruption d’un nouveau drame qui les oblige tous à se remettre en question.

Mon avis

J'ai aimé... bof

J'avais absolument adoré "Americanah" de Chimanda Ngozie Adichie qui fut un gros coup de cœur et depuis je rêve de retrouver un livre comme celui là, qui m'emmène de l'Afrique aux Etats Unis avec une belle success story à l'américaine qui ne soit pas niaise (amis lecteurs aidez moi si vous avez des suggestions!), et j'ai donc demandé au service Kube que je testais pour la première fois de m'aider à retrouver ce bonheur de lecture.
J'ai reçu ce livre, que j'avais déjà repéré sur goodreads et babelio justement pour sa proximité supposée avec Americanah.

Je l'avais écarté car les notes des lecteurs n'étaient pas excellentes, j'avais peur d'être déçue.
Et bien ça n'a pas loupé.

Ça commençait pourtant bien!! L'histoire est bonne. Mais l'écriture ne m'a pas du tout plu, un style trop forcé qui manque de simplicité. Une lecture donc assez difficile qui se termine avec l'histoire cachée entre les jumeaux et alors là... trop c'est trop. Franchement quel était l'intérêt d'ajouter cette scène au roman si ce n'est pas pour rajouter du pathos?
Cela étant dit, je garderai un œil sur cette auteur car en dehors du style à alléger et de cette scène ratée, il y a effectivement un très grand potentiel.
A suivre donc...

Le bal mécanique

Yannick Grannec



Le sujet (éditeur)

Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bauhaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire.
Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.

Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d’une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d’art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchant d’art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l’obsession de la résilience et Ikea ?

Mon avis

J'ai aimé... assez

J'ai apprécié la lecture de ce second roman de Yannick Grannec, dont j'avais absolument adoré le précédent livre "La déesse des petites victoires". Étonnamment, moi qui ne regarde pas du tout la télé réalité, lors de la lecture du livre, j'ai préféré la première partie dédiée à Josh Shors et à son émission de tv réalité, plutôt que la seconde partie dédiée aux artistes du début du siècle. Quelques mois après avoir terminé le livre, je me rends cependant compte que c'est cette seconde partie qui m'a le plus marqué, avec la vie au sein du Bauhaus et parmi les artistes du début du 20e siècle. Je suis amatrice d'art, de Klee, Rothko, et du style Bauhaus de manière générale, et j'ai trouvé très sympathique ce moment à leur côté. Cela étant dit, la lecture m'a paru un peu longue, et je n'ai toujours pas vraiment compris l'intérêt de la première partie sur la tv réalité vis à vis de la seconde partie (même si je l'ai apprécié!)...

lundi 14 novembre 2016

Chanson douce

Leïla Slimani



Le sujet

Myriam, maman de deux jeunes enfants décide de retourner travailler après être restée à s'occuper de ses enfants pendant quelques années.
Myriam et son conjoint cherchent donc une nounou et tombent sur la nounou parfaite, Louise.
Femme d'âge mûr qui devient vite indispensable, cuisine merveilleusement, nettoie et pousse les murs du tout petit appartement dans lequel la petite famille s'entasse, en bonne petite famille (bobo?) Parisienne.

Mais que se passera-t-il dans la tête de Louise pour en venir à assassiner les deux enfants avant de tenter de se donner la mort?

Mon avis

J'ai aimé... beaucoup

Et bien, pour une fois j'applaudis le prix Goncourt! Et je m'étonne que ce roman n'ait obtenu que ce prix.
Je n'aime pas les livres tristes, et d'enfants assassinés encore moins, mais j'ai succombé aux louanges de mes critiques favorites du masque et la plume unanimes au sujet de ce roman.
Et effectivement, je m'ajoute à la longue liste de ceux qui ont dévoré et adoré ce livre.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une écrivaine française avec une telle plume. Je me suis sentie complètement transportée, en empathie totale avec les protagonistes dans lesquels j'ai tout à fait retrouvé ma vision du jeune couple avec enfants en quête malgré tout d'une vie en dehors de la vie de famille, et notamment dans le travail.

Ce drame est glaçant de vraisemblance et totalement addictif.
Je recommande chaudement, mais âmes sensibles s'abstenir (si contrairement à moi malgré les louages vous réussissez à résister!.

samedi 12 novembre 2016

L'hirondelle avant l'orage

Robert Littell


Le sujet

Ossip Mandelstam, le grand poète, n'est pas l'artiste qu'il aurait aimé être. Avec sa femme Nadejda, ils vivent de sexe et de vodka, enfermées dans leur appartement moscovite, sale et glacial. Effrayé par les dérives du stalinisme, Mandelstam veut sauver sa belle Russie des griffes de celui qu'il nomme "le montagnard du Kremlin". Ses poèmes moquant le dictateur vont lui coûter très cher...

Mon avis

J'ai aimé... beaucoup

Ce livre est magistral. Je ne m'attendais pas du tout à ce que ce livre soit aussi dur en le démarrant, mais j'ai été complètement emportée par l'histoire de Ossip et de son entourage pendant les purges staliniennes que je ne l'ai pas lâché, malgré le malaise que m'a procuré l'atrocité des faits relatés (et la réalité fut pourtant encore bien pire j'en suis sûre).
Une fois de plus Robert Littell nous emmène dans ce qu'il connait très bien : la Russie et là plus particulièrement la période des purges staliniennes ou l'on déporte n'importe qui pour n'importe quoi dans le but de créer la terreur au sein de la population.
Ossip est un poète reconnu en URSS dans cette période pré-2nde guerre mondiale, mais comme la population russe, et tout particulièrement les intellectuels, il vit dans la crainte de se faire arrêter pour avoir écrit un poème transgressif vis à vis du régime de Staline.
C'est un roman choral dans lequel on redécouvre l'horreur des purges staliniennes (déjà traité dans requiem pour une révolution du même auteur que j'avais beaucoup aimé) ainsi que la personnalité complètement paranoïaque et dictatorial (entre autres!) de Staline.
A découvrir...

samedi 29 octobre 2016

L'éléphant hors-série environnement

Revue l'éléphant


Mon avis

J'ai aimé... beaucoup

Je remercie Babelio et son édition Masse Critique ainsi que les éditions Scrinéo de m'avoir permis de lire cet hors série.
Je connais bien la revue l'éléphant car j'en achète pratiquement tous les numéros. J'aime beaucoup le principe des différents thèmes (histoire, politique, géographie, art, etc.) traités de façon pédagogique avec un petit quizz de compréhension à la fin, et la possibilité de revenir dessus au début du numéro suivant pour se rappeler les choses importantes.
Etant déjà assez bien renseignée sur l'environnement (j'ai la prétention de le croire en tout cas), je n'ai pas acheté ce numéro hors série car je pensais ne rien apprendre.
Que nenni! J'ai au contraire appris beaucoup de choses sous certains angles que je n'avais jamais soupçonné!

J'ai appris des choses passionnantes, comme le fait que les voitures individuelles ont d'abord été largement rejeté par la population aux états-unis car trop dangereuses et bruyantes, et qu'elles ont finalement été accepté suite à une loi antitrust qui a permis aux entreprises de voitures d'affaiblir le réseau des transports en commun... 
Autre exemple : selon la saison (et bien sûr la localisation), une partie non négligeable de l'eau de certains barrages s'évapore! Or cette quantité d'eau peut représenter dans un exemple cité entre 25 et 30% de l'eau du fleuve dans lequel le barrage vient s'approvisionner! Cela au détriment de toutes les populations qui sont en aval.
Ca remet beaucoup de chose en perspective!
Bref une fois de plus un très bon numéro (malgré ma réticence du début), et je recommande d'autant plus cette revue fort intéressante.