vendredi 13 avril 2012

8e livre challenge ABC... Effroyables Jardins


Effroyables Jardins, Michel Quint




L'histoire
Le jeune garçon aimerait bien pouvoir se cacher, disparaitre, lorsque son père, instituteur respecté, se déguise en clown amateur.
Entre honte et mépris, il assiste à ses numéros.
Jusqu'au jour où son oncle Gaston lui révèle le sens de cette étrange vocation en lui dévoilant un épisode tragi-comique de la Seconde Guerre mondiale...

Mon impression
J'ai aimé .... assez
Petit roman vraiment très court (moins de 80 pages) et passionnant!
Je dois avouer avoir eu un peu de mal à suivre au début le langage du narrateur. Puis on s'y fait... L'histoire est très touchante.

Le Dernier Ami


Le Dernier Ami, Tahar Ben Jelloun


L'histoire
En deux parties, ce très beau livre raconte l'amitié entre deux hommes, Mamed et Ali, selon leur deux points de vue, celui d'Ali d'abord, puis celui de Mamed.
L'histoire d'une amitié qui commence au lycée français de Tanger, qui continue durant les études supérieures, puis durant leur "service militaire" forcé, leurs vies familiales chacun de leur côté, et enfin une amitié qui survit malgré la distance entre deux lointains pays.

Mon impression
J'ai aimé ....beaucoup
Petit roman qui se dévore.
J'ai beaucoup aimé le retournement de situation.
Lorsqu'on lit l'histoire racontée par Ali on apprend que Mamed met fin à leur très belle amitié de façon très brutale et cruauté. On s'interroge. Pourquoi tant de méchanceté après tant d'amour?

Et puis vient l'histoire de Mamed, et on comprend : c'est un sacrifice.
Mamed sacrifie sa plus belle histoire d'amour (car c'est bien d'amour dont il s'agit) avec son meilleur ami pour le protéger. Il préfère qu'Ali lui en veuille et se mette à le détester plutôt que de le voir souffrir en le regardant mourir.
Une histoire très juste, et très touchante.

vendredi 6 avril 2012

Les Trois Lumières


Les Trois Lumières, Claire Keegan




L'histoire
Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine…

Mon impression
J'ai aimé .... assez
Petit roman très court (100 pages) décrivant l'été d'une petite fille que l'on envoi vraisemblablement à de la famille éloignée le temps que sa maman accouche de son nouveau bébé.
L'histoire est narrée par la petite fille qui va se prendre d'amour pour cette famille qui l'accueille et qui lui fait sentir pour la première fois qu'elle est aimée.
Pas de mièvrerie, pas de la grande littérature non plus, c'est un petit roman sympathique à la lecture mais je n'en retient finalement pas grand chose.

6e livre challenge ABC... L'Ombre du Vent


L'Ombre du Vent, Carlos Ruiz Zafon



L'histoire
Daniel Sempere est un petit garçon qui a le malheur de perdre sa mère très tôt.
Son père, pour le réconforter un soir où le jeune garçon craint de l'oublier, décide de l'emmener dans un endroit secret de Barcelone ... le cimetière des livres oubliés.
Il doit y choisir un livre qu'il ne devra jamais oublier, il lui faudra l'"adopter".
Ce livre s'intitule "L'Ombre du Vent" d'un certain Julian Carax.
Daniel va alors se passionner pour cet auteur dont il a adoré le livre, et tenter de découvrir son histoire.
S'entremêlent alors dans ce roman la vie de Daniel, et celle de Julian...

Mon impression
J'ai aimé .... beaucoup
Bien qu'il m'ait fallu du temps pour en venir à bout (plus de 600 pages), j'ai trouvé ce roman passionnant.
Merveilleusement bien écrit, on rentre très rapidement dans cette histoire. De plus, l'intrigue est extrêmement bien ficelée. On ne se doute absolument pas de ce qui va se passer, et tous les rebondissements sont véritablement des surprises.
Le parallèle entre la vie de Julian et de Daniel est très bien amené, et je n'ai trouvé aucune longueur à cet excellent roman.
Une petite remarque négative cependant, je ne saurais dire pourquoi, mais ce livre m'a mis assez mal à l'aise à cause de son ambiance très pesante. Je ne suis pas du tout une habituée des "thrillers" ou des livres policiers. Peut-être est-ce pour cela. C'est certainement ce qui a fait qu'il m'a fallu un bout de temps pour en venir à bout.
Mais malgré tout, je persiste et signe, un EXCELLENT roman.

7e livre challenge ABC... Une Vie Française


Une Vie Française, Jean-Paul Dubois



L'histoire
Petit-fils de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme personne. Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène.

Mon impression
J'ai aimé .... bof
Ce livre m'a beaucoup troublé.

!Attention spoiler!
Je pense pouvoir découper ce roman en trois parties :
- les frasques de Paul Blick à travers l'adolescence et la vie de jeune adulte : du sexe du sexe et encore du sexe (j'avais honte dans le train lorsque ma voisine regardait mes lectures au dessus de mon épaule c'est dire...),
- la vie adulte de Paul Blick partie 1 : son travail, sa famille et bien sur du sexe, puisqu'il semble que l'auteur ne sache pas faire sans,
- la vie adulte de Paul Blick partie 2 : la tragédie poussée à son paroxysme!

Bon vous l'aurez compris, le sexe tient une place assez importante dans ce roman : au risque de passer pour une jeune fille prude, j'ai trouvé que cette place était bien trop importante et n'apportait absolument rien à l'histoire.
La dernière partie du livre est quant à elle franchement déprimante : accident mortel de sa femme, énormes problèmes financiers, fin de vie de sa mère, grave maladie de sa fille... Bref tout y est.
Je ne peux m'empêcher de penser (et d'espérer surtout!) que ce roman n'a rien d'une "vie française classique". Si je me trompe, que Dieu nous vienne en aide (façon de parler) parce que ce n'est pas franchement réjouissant...

dimanche 11 mars 2012

Penser l'adoption - éthique et philosophie morale


Penser l'adoption,Bruneau Perreau


Le sujet (éditeur)
Adopter un enfant abandonné, c’est poser la question du rôle de la famille, de l’éducation et de la responsabilité pour autrui. Adopter un enfant né sous X, c’est admettre que le corps ne fait pas destin et résister à la biologisation promue par les lois sur la bioéthique qui interdisent les mères-porteuses et limitent la procréation médicalement assistée aux couples hétérosexuels non fertiles. Adopter un enfant à l’étranger, c’est contribuer à définir les règles d’acquisition de la nationalité. Adopter un enfant en tant que célibataire, en tant que femme ménopausée ou en tant que couple homosexuel, c’est affirmer que la sexualité n’est pas tributaire de la reproduction.

Bruno Perreau plaide pour une vision plus ouverte, plus démocratique, des liens communautaires afin non seulement de reconnaître le pluralisme des modes de vie mais aussi de laisser libre court à leur créativité.

Mon impression
Je n'ai pas accroché
Je remercie tout d'abord Babelio pour son évènement Masse Critique, et l'éditeur Presse Universitaire de France pour son livre « Penser l'adoption : Ethique et philosophie morale ».
Ce livre est écrit par Bruno Perreau, dans la continuité d'une thèse réalisée à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Je suis vraiment désolée de commencer ainsi, mais je suis dans l'obligation d'être honnête : j'ai eu un mal fou à aller au bout de ce livre, pourtant pas très épais.
Le sujet m'intéresse pourtant beaucoup, et j'ai pars ailleurs entendu Mr Perreau dans l'émission « La Tête au Carré » au mois de janvier qui y avait fait une excellente émission en vulgarisant parfaitement son sujet et ses propos.
Je m'attendais donc à recevoir un livre facile à lire, et accessible à tous.
Bref, une belle vulgarisation sur un sujet somme toute assez complexe.
Malheureusement, j'ai eu l'impression de me retrouver avec un livre auquel je n'ai pas compris grand-chose (et ce n'est pas faute d'avoir essayé !).
Tout d'abord, je n'ai pas trouvé qu'il s'agissait d'une véritable réflexion sur le processus d'adoption d'aujourd'hui.
Il m'a semblé qu'il faisait un historique sur une grosse majorité du livre (l'histoire de l'adoption dans un 1er temps, de l'évolution des définitions de certains termes dans un 2nd temps, …) sans véritablement apporter de réflexion sur le sujet.
Il me faut préciser que cette impression que j'ai eu vient peut être du fait que j'ai eu beaucoup de mal à suivre l'auteur.
Je n'ai pas prétention à avoir la science infuse et à pouvoir tout comprendre immédiatement mais il me semble ici que ce livre n'est pas destiné au plus grand nombre, ou en tout cas aux non spécialistes du domaine comme moi. Je pense que ce livre s'adresse aux sociologues, et spécialistes du domaine exclusivement.
Un petit exemple vaut mieux que de longues paroles (page 109):
« La plupart des fonctionnaires permanents (note de moi-même : on parle ici des fonctionnaires qui travaillent dans les services d'adoption) se pensent riches de savoir-faire, donc légitimes, mais démunis face au faire-savoir des « experts » psychiatres et psychologues , des élus, voire des représentants des principales associations très présents sur la scène médiatique. Ils vivent une homologie structurale entre leur relatif déclassement et les milieux difficiles auxquels ils sont confrontés dans leurs pratiques ou l'ont été lors de leur formation. Cette homologie structurale ne s'exerce pas, pour autant, de façon uniforme : les professions les plus mobiles (celles qui s'appuient sur une légitimité extérieure au champ) échappent largement à cette autodépréciation. En d'autres termes, la centralité institutionnelle parmi les personnels ASE recouvre une certaine marginalité dans l'espace des rapports de savoir administratifs ».
Lorsque je suis tombée sur des phrases pareilles (l'exemple est relativement avancé dans le livre mais ce genre de phrases commence très tôt), au début je me suis accrochée : qu'a-t-il bien pu vouloir dire ?
Mais au bout de pages et de pages comme cela j'ai tout simplement laissé tomber.
J'ai lu les parties que je comprenais sans trop de difficultés (un historique pur et simple, telle loi passée en 19.., puis tel décret, puis telle jurisprudence, etc.) mais qui ne sont pas franchement passionnantes, et les parties qui sont finalement peut être plus intéressantes, je pense ne pas les avoir comprises.
Pour résumer, j'ai trouvé que ce livre ne s'adressait absolument pas à monsieur tout le monde.
Je suis désolée de ce jugement assez dur, je m'attendais vraiment à trouver un livre à la portée de tous et qui fasse réfléchir le plus grand nombre sur le processus d'adoption aujourd'hui pour faire bouger les choses.
Il me semble que l'auteur a beaucoup de choses à dire sur le sujet et que c'était un petit peu le but de cet ouvrage (d'après ce que j'ai pu en entendre à la radio), mais en ce qui me concerne, la mission a échoué...

dimanche 4 mars 2012

Miss Charity

Miss Charity, Marie Aude Murail



L'histoire (éditeur)
Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l'église, à la rigueur. Les adultes qui l'entourent ne font pas attention à elle, ses petites sœurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne. Pour ne pas devenir folle d'ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l'espoir qu'un jour quelque chose va lui arriver...

Mon impression
J'ai aimé .... pas vraiment
J'ai trouvé ce livre très très enfantin.
Je l'ai emprunté au rayon adolescent : ceci explique cela...
J'ai adoré et dévoré toute mon adolescence les livres de Marie Aude Murail.
J'ai vu sur Babelio que Miss Charity était un des livres les mieux notés.
Je me suis donc lancée.
Le livre est très beau, de très jolies aquarelles accompagnent le texte tout au long du livre.
Mais je pense que j'aurais du laisser ce livre au rayon ado : l'histoire est vraiment trop simpliste à mon goût, et l'intrigue est tellement prévisible!
Bref, je pense que cela aurait pu être un de mes grands coups de cœur à l'âge de 12 ans mais là passé 20 ans, c'est un peu trop enfantin pour moi!