mercredi 4 juin 2014

Operation Sweet Tooth

Ian McEwan

Le sujet (éditeur)

En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d'être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le MI5. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement. L'opération en question s'intitule Sweet Tooth et Serena, lectrice compulsive, semble être la candidate tout indiquée pour infiltrer l'univers de Tom Haley, un jeune auteur prometteur. Tout d'abord, elle tombe amoureuse de ses nouvelles. Puis c'est de l'homme qu'elle s'éprend, faisant de lui l'autre personnage central de cette histoire.

Mon avis

J'aime un peu

Là encore, je suis assez déçue.
J'en avais entendu beaucoup de bien dans l'émission "Le Masque et la Plume", à la suite de quoi je me suis ruée à la médiathèque pour l'emprunter, et finalement en ce qui me concerne, ce livre n'a pas tenu ses promesses .
L'histoire est bien trouvée, l'écriture agréable, mais je n'ai pas ressenti cet attrait qui me presse de revenir à ma lecture tous les soirs. Le début était pourtant pleins de belles promesses mais tout cela s'efface au fur et à mesure de la lecture, et j'ai fini par m'ennuyer.
Par ailleurs, chose étonnante, j'ai trouvé que la période de la guerre froide dans laquelle se déroule ce roman n'était pas rendue de façon intéressante, ce qui tient malheureusement de l'exploit (ce n'est quand même pas difficile)!

lundi 26 mai 2014

Demain j'arrête

Gilles Legardinier


Le sujet (éditeur)

La soirée organisée pour célébrer le troisième divorce de Jérôme avait super bien commencé. Dans une ambiance détendue, chacun y allait de bon cœur pour raconter son dernier échec. Et puis soudain un inconnu demande à Julie ce qu'elle a fait de plus idiot dans sa vie. Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Enfiler un pull en dévalant des escaliers, ou tenter de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents. Mais tout cela n'est rien comparé à son obsession pour son nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu. Et tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses délirantes qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle s'évertue à percer le secret. Poussée par son esprit, son cœur et son imagination, de plus en plus attirée par celui à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va chaque jour prendre davantage de risques, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à la drôle de question posée par un inconnu dans une soirée...

Mon avis

Pourquoi pas...

Bouarf. J'avoue être déçue. Je n'ai pas rigolé comme je l'avais espéré. Le livre est sympathique, et parfois amusant : il m'a fait sourire plusieurs fois. Mais c'est tout.
L'histoire est pourtant bien menée. Bon on sait tout de suite ce qui va se passer entre Julie et son voisin. Mais pour tout le reste, en ce qui me concerne je n'avais rien vu venir.
Le livre est plutôt bien écrit, non pas que ce soit de la grande littérature, mais l'écriture est fluide et agréable à lire.
Je n'ai pas grand chose à rajouter en fait, aussitôt lu, aussitôt oublié.
Un moment de détente agréable.

Riche, pourquoi pas toi?

Marion Montaigne
Monique Pinçon - Charlot
Michel Pinçon



Le sujet (éditeur)

Riche, pourquoi pas toi ? est une enquête fiction sur l'argent signée Marion Montaigne. L'auteur s'appuie sur les écrits de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, deux authentiques sociologues « spécialistes des riches »...Riche, pourquoi pas toi ? est un one shot qui raconte l'histoire de Philippe Brocolis, heureux gagnant de la cagnotte du Loto. Avant, les choses étaient simples : pour Philippe, être riche, c'était ? eh oui ! ? avoir de l'argent ! Pourtant, après avoir reçu son gain, il s'aperçoit que ce n'est pas si simple à définir, la richesse. Avec l'aide des sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, la famille part à la conquête d'un monde qui lui est totalement étranger, celui de la bourgeoisie.Riche, pourquoi pas toi ? est une histoire complète, une BD documentaire et humoristique sur l'argent et les riches.


Mon avis

J'ai adoré

Voilà une BD bien plaisante.
J'adore Marion Montaigne. Je suis abonnée à son blog et sur ma table de nuit trônent en permanence les 2 tomes de "tu mourras moins bête".

J'ai beaucoup rigolé avec cette BD ce qui est une chose rare (pas rare pour les BD de Marion Montaigne mais rare pour toutes mes autres lectures, même celles qui se veulent drôles). J'avais entendu ce couple de sociologue dans la Tête au Carré sur France Inter en 2009 : l'émission était une passionnante ballade sociologique dans Paris, ils m'avaient beaucoup plu.
Leur association avec Marion Montaigne est fabuleuse.

Le couple de sociologue est mis en scène dans la BD, accompagné d'une famille ayant gagné au loto et qui devient donc, de fait, riche.
Mais ils vont rapidement se rendre compte que pour être bourgeois, il ne suffit pas d'être riche! Il y a une culture, une éducation un état d'esprit... Et le couple de sociologues merveilleusement amusant est là pour le leur expliquer...

mardi 13 mai 2014

La malédiction d'Edgar

Marc Dugain

Le sujet (éditeur)

" Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre enjeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. " John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De 1924 à 1972, les plus grands personnages de l'histoire des Etats-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la morale. Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d'Edgar. A croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait vraiment de son vivant.

Mon avis

J'ai adoré

Voilà un livre passionnant dans lequel on apprend pleins de choses.
Étant une passionnée d'histoire et tout particulièrement de la période de l'après 2nde guerre mondiale à aujourd'hui, je me suis régalée de l'histoire de ce cher Hoover!

On y retrouve toute l'histoire américaine contemporaine : les époux Rosenberg, Nixon, les Kennedy, les Kennedy et encore les Kennedy, le fiasco de la baie des cochons, la crise des missiles. Bref toute la politique américaine pendant la looooooooooongue période durant laquelle Hoover était à la tête du FBI, soit 8 présidents des États-Unis (dont 2 alors qu'il n’était pas encore Nr 1).

Deux grosses conclusions s'imposent à moi après la lecture de ce livre :

1. Hoover n'était pas le grand méchant que l'on dépeint aujourd'hui. Il avait certes des méthodes plus que douteuses et qui sont encore aujourd'hui jugées illégales, mais il était droit dans ses bottes. Il avait un objectif, protéger les Etats Unis du communisme et il s'y employait autant qu'il le pouvait.
On peut critiquer ce contre quoi il se battait, et on peut critiquer les méthodes. Mais cet homme était humain et ce n'était pas un pourri (contrairement à bien d'autres!).

2. Kennedy était un bon à rien et un homme dangereux à la tête de la plus grande puissance du monde! 
Chose amusante, avant de lire ce livre, j'ai lu le S. King sur l'assassinat de Kennedy 
[ (ATTENTION SPOILER). Dans l'hypothèse ou Kennedy n'avait pas été assassiné, King décrit l’Amérique d’aujourd’hui comme une dictature d'on ne sait pas trop qui, dans laquelle plus personne n'est en sécurité et dont l'environnement est pollué suite à de divers accidents chimiques, et peut être même nucléaires. (FIN DU SPOILER) ], puis j'ai regardé un reportage de France 5 sur la dynastie Kennedy et tout se recoupe : cet homme était dangereux.
Il couchait avec tout le monde, y compris des espionnes à la solde de l'URSS, et était incompétent au point de flirter avec une guerre nucléaire contre l'URSS. 
Bref, selon Dugain (et là je ne sais pas si cette théorie est largement partagée ou non) Kennedy aurait été assassiné par les services secrets américains paniqués par le danger que représentait cet homme, peut être aidés de la pègre américaine. 
Et l'histoire s'est répétée avec son frère Bobby, tout aussi dangereux pour des raisons différentes, mais cette fois en prévention : avant qu'il ne se fasse élire!
Bon, je ne me prononcerai pas, je ne suis pas suffisamment informée sur le sujet mais en partant des faits qui sont aujourd'hui avérés ou sans l'être, largement reconnus, je dirais bien bon débarras!
D'un point de vue humain, ce qui m'a le plus choqué dans le livre (mais là encore ce n'est peut être que pure fiction), c'est la naissance d'un bébé mort né, naissance au cours de laquelle John est avec ses amis à faire la fête en Méditerranée  (ben oui logique, sa femme est près du terme mais Monsieur va faire la fête avec ses potes...) qui ne voit pas l'intérêt de rentrer puisque le bébé est mort, et qui rentre sous la contrainte et la menace d'une personne de sa famille qui l'exhorte de rentrer auprès de sa femme s'il ne souhaite pas avoir contre lui aux futures présidentielles les votes de toutes les femmes d'Amérique...

Bref, vous l'aurez compris ce livre m'a marqué. Je pense qu'on flotte entre réalité et fiction mais de ce que j'ai pu apprendre par ailleurs, on est plutôt dans le vrai.
Le livre se focalise tout de même majoritairement sur la relation entre Hoover et Joe Kennedy, le patriarche, et et ses fils John et Bobby. 
Mais après tout, n'est ce pas une des plus grandes dynasties d'Amérique?

Et merci à Aaliz qui m'a fait découvrir ce livre (décidément c'est toujours la même qui a les bons conseils!)!

22/11/63

Stephen King

Le sujet (éditeur)

22 novembre 1963 : 3 coups de feu à Dallas.
Le président Kennedy s'écroule et le monde bascule.
Et vous, que feriez-vous
si vous pouviez changer le cours de l'Histoire ?

2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d'une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d'un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d'empêcher l'assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d'un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d'une jolie bibliothécaire qui va devenir l'amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu'altérer l'Histoire peut avoir de lourdes conséquences...
Une formidable reconstitution des années 60, qui s'appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine.

Mon avis

J'ai adoré

Voilà c'est fait. Mon premier Stephen King!
Bon je suis une grande peureuse, et en tant que telle Stephen King n'est pas un auteur vers qui je me tourne naturellement. Cet homme a tout de même empoisonné nombreuses de mes nuits enfantines avec les interprétations télévisuelles de ses livres Le Fléau, The Shining et Ça (ça étant le pire pour moi je crois).
Mais les critiques dithyrambiques que j'ai pu entendre dans mon émission radio préférée, je nomme : Le Masque et la Plume, m'ont porté vers ce pavé.
Et quel pavé!
J'ai mis 1 an à le lire... Bon je l'ai commencé à sa sortie, et puis j'ai lâché à 40% (je l'ai lu avec une liseuse...) pendant un an. 
Non que l'histoire soit inintéressante. Elle est captivante! Merveilleusement bien trouvée. Mais le début est un peu long à démarrer... Les allers retours au début où il découvre comment tout cela fonctionne. Sa quête de sauver la vie de cet étudiant qu'il a rencontré en 2011 handicapé par un traumatisme passé. Bref, le décor se pose mais c'est un peu long...
Et puis il y a trois semaines, alors que j'attendais l'arrivée d'un livre que j'avais réservé à la médiathèque (j'ai tout à fait conscience que je raconte ma vie dans cette chronique, une fois n'est pas coutume!), je rechignais à débuter un nouveau livre. J'ai donc repris celui-ci où je l'avais abandonné, puisque c'était le bien le seul livre jamais abandonné pour lequel je m'étais toujours dit, je dois absolument le finir!
Et là... là c'est le drame pour ma vie sociale durant un week-end.
J'avoue ne pas bien comprendre ce qui s'est passé. Je me suis replongée dedans et je ne l'ai plus lâché.
Tout s'accélère. Notre héros rencontre l'amour de sa vie, continue de suivre son plan pour sauver le président et  il n'y a plus toutes ces histoires qui n'ont rien à voir avec Kennedy que nous avions pu avoir au début du livre. On a donc plus qu'un objectif en tête : va-t-il réussir?
Et si oui, quel sera l'état de notre monde en 2011?!
Et je dois bien avouer que pour un premier Stephen King, c'est un gros coup de coeur.
Je ne lirai pas forcemment ses livres à venir, car je suis aussi peureuse que quand j'étais enfant, donc pas question de lire des polars ou des thrillers. 
Mais si d'aventure Mr King décidait de retenter l'expérience du livre qui ne fait pas peur, j'en suis! Et plutôt deux fois qu'une!

jeudi 24 avril 2014

Le rocher de Tanios

Amin Maalouf


Le sujet (amazon)

"Le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne." Pour Tanios, enfant des montagnes libanaises, le destin se marque d'abord dans le mystère qui entoure sa naissance : fils de la trop belle Lamia, des murmures courent le pays sur l'identité de son vrai père. Le destin passera de nouveau, dans ces années 1830 où l'Empire ottoman, l'Egypte, l'Angleterre se disputent ce pays promis aux déchirements, le jour où l'assassinat d'un chef religieux contraindra Tanios à l'exil... Mêlant l'histoire et la légende, la sagesse et la folie des hommes, le romancier de Léon l'Africain et du Premier Siècle après Béatrice nous entraîne dans un prodigieux voyage romanesque qui lui a valu le prix Goncourt 1993. Un merveilleux conteur. Terre bénie de Dieu, mais hostile aux hommes de bonne volonté, le Liban de Tanios est un mélange d'eau de fleurs d'oranger et d'odeur de poudre. En lisant Le Rocher de Tanios, un Orient se rapproche.


Mon avis

J'ai adoré


Merci à Aaliz qui m'a faite découvrir Amin Maalouf.

C'est le premier livre que je lis de lui, et je suis ravie d'en avoir encore quelques autres à découvrir dans ma bibliothèque.


Ce livre est un bonbon. Non pas que l'histoire soit niaise ou amusante, mais l'écriture est parfaite. 

Ca se lit tout seul, les mots tombent juste, merveilleusement bien choisis. Mi-roman mi-conte.
On voyage avec ce jeune Tanios, on partage ses peines au fur et à mesure de sa vie et on découvre le Liban du XIXe siècle.
Attention une fois démarrée la lecture, il est difficile de s'arrêter! Mr. Maalouf a une sacré plume.

Les Français Jihadistes

David Thomson

Le sujet
David Thomson est journaliste. Il a travaillé pour Arte, RFI et France 24.
Pour ce livre, il a rencontré en toute honnêteté (il n'a jamais caché le fait qu'il était journaliste) des français partis à l'étranger faire le jihad. Ce livre est leurs témoignages. Il n'y a aucun jugement de la part de Thomson, il ne fait que retranscrire les conversations qu'il a pu avoir avec ces jeunes gens.
Ils sont français, sont partis seuls ou en famille, avaient un travail plus ou moins bien rémunéré, et étaient pour la plupart issus d'une famille aimante, musulmane ou non.
Alors pourquoi? Pourquoi sont-ils partis? Pourquoi ont-ils décidé de donner leur vie pour ce combat?

Mon avis
Un choc

J'ai découvert ce journaliste dans le 28 minutes d'Arte où il racontait son histoire, l'écriture de ce livre et où il résumait grossièrement la pensée de ces jeunes français.
J'ai voulu en savoir plus. J'ai donc suggéré à ma médiathèque de l'acheter, c'est un sujet d'actualité extrêmement brûlant.
Deux mois plus tard le voilà, je l'ai avalé en quelques heures.

Il faut dire qu'il n'est pas très gros. Mais bon sang ce qu'il pèse sur le coeur...
J'en ai des frissons dans le dos, véritablement. J'ai noté beaucoup de passages qui m'ont fait peur. Je n'en retranscris que 3 qui sont les plus light, je préfère ne pas partager les autres.
Je vous invite fortement à lire ce livre si comme moi le sujet de la religion dans la société vous intéresse, mais âmes sensibles s'abstenir. Il y a vraiment de quoi avoir peur.



page 17
"Nous on aime la mort autant que les mécréants aiment la vie. Autant que l'alcoolique aime l'alcool. Autant que le fornicateur aime forniquer. La mort, c'est notre objectif."

page 58
"J'avais peur pour le petit." leur fils de 3 ans "Mais je me suis dit, c'est tout aussi criminel de le laisser vivre ici parmi les mécréants quitte à ce qu'il se fasse bombarder là-bas. Je préfère encore le voir mort que de le voir grandir n'importe comment ici. C'est beaucoup plus criminel à mes yeux de le laisser ici."


page 174
"Le problème, c'est qu'avec le temps et les rencontres, on se rend quand même vite compte que la Tunisie est fortement laïcisée, que les musulmans même pratiquants sont dans un islam très coutumier, traditionnel, dans une incompréhension profonde des enjeux du monde puisqu'ils s'instruisent à travers les médias, les JT et ça, c'est le gros problème de la Tunisie. Tout ce qui est journaux et télés sont détenus presque à 100% par une pensée laïque pro-occidentale, anti-islam."